Depuis une décennie maintenant, l'Université du Québec à Montréal s'est engagée dans un processus de facultarisation. La création de sept facultés en 1998 et 1999, l'introduction dans le Réglement général de régie interne (no 2) d'un article sur les facultés en 2001 et l'adoption en 2006, après une consultation particulièrement exhaustive de la communauté, d'une Politique facultaire institutionnelle, sont autant d'étapes dans un processus élaboré par la communauté universitaire. Toutefois, le processus doit encore être achevé. La dérive immobilière et l'instabilité dans la direction centrale de l'Université ont eu pour effet de ralentir, voire d'immobiliser, le mouvement bien enclenché. Pour parachever la facultarisation, il s'impose, par delà tous les détails, de garder le cap sur l'essentiel. Ramenée à cet essentiel, la facultarisation est l'accomplissement de deux développements distincts mais complémentaires dont l'un est réalisé et l'autre doit encore l'être.
La mise en place de facultés capables d'assurer l'intégration et la cohérence et aussi le développement et la représentation (interne et externe) des grands domaines du savoir de l'Université est un acquis irréversible qui a déjà donné ses fruits en termes de dynamique de la vie académique de l'Université. Il s'agit maintenant de donner aux facultés la capacité de gérer elles-mêmes des opérations et des ressources nécessaires à leur action académique. Cela se réalisera par une modification de l'organisation et du fonctionnement des vice-rectorats, selon des degrés et des modalités variables et propres à chacun, dans le respect des compétences des unités académiques de base.