Il est important de mettre en place les dimensions administratives de la facultarisation :
Rappelons d'abord ceci : le processus de facultarisation a débuté il y a plus de dix ans maintenant.
En effet, à l'occasion des travaux du Comité de changement et du Comité des suivis, une volonté a pris forme de rapprocher les pouvoirs décisionnels des unités académiques et de regrouper ces unités au sein d'ensembles ayant des affinités disciplinaires.
Les facultés ont été créées à compter de 19981. Par la suite, le Réglement de régie interne (no 2) a été enrichi d'un article sur la faculté en 2001. Enfin, une Politique facultaire institutionnelle a été adoptée en 2006.
Depuis une décennie, maintenant, les facultés et leurs conseils remplissent les fonctions qui leur ont été attribuées par les politiques institutionnelles en matière académique. Toutefois, plusieurs dimensions administratives de la facultarisation ne se sont pas réalisées. Le temps est venu de parachever le processus de création de facultés, notamment pour les raisons suivantes :
1Date de création des facultés :
17 mars 1998 : École des sciences de la gestion; 14 avril 1998 : faculté de communication et faculté des sciences; 26 mai 1998 : faculté des sciences humaines; 26 janvier 1999 : faculté des arts et faculté d'éducation; 20 avril 1999 : faculté de science politique et droit.
La communauté de l'UQAM a témoigné de son intérêt et de son accord pour finaliser la réalisation d'un choix qu'elle a formulé il y a dix ans et répété depuis. à cet effet, rappelons les faits suivants :
La mise en oeuvre des dimensions administratives de la facultarisation s'effectuera selon la Politique facultaire institutionnelle adoptée par le Conseil d'administration le 13 juin 2006. (2006-A-13092). Rappelons ce que précise à ce sujet la Politique :
Les principes applicables au transfert des responsabilités de gestion vers la faculté devront respecter :
Non. Ces unités et le Conseil académique continueront d'exister comme le précisent la Politique facultaire institutionnelle, les rglements et les politiques de l'Université de même que les conventions collectives et protocoles de travail existants. Ces unités et le Conseil académique continueront d'assumer les responsabilités et d'exercer les pouvoirs qui leur incombent maintenant.
Rappelons d'abord ce que signifie la collégialité tel que le précise le Plan stratégique 2009-2014 dans la section consacrée aux principes directeurs :
La gouverne académique, c'est-à-dire la prise de décision en matière d'enseignement, de recherche et de création, de mobilisation des connaissances est collégiale, participative et responsable
Repère 7 : concernant la gouverne académique.
La gouverne académique s'exerce à la Commission des études et dans les facultés, départements, comités de programmes, et unités de recherche.Cette gouverne académique :
- est collégiale parce qu'elle est exercée par des groupes de personnes;
- s'exprime par le jugement des pairs partageant une compétence commune;
- repose sur les principes de l'autonomie départementale et de la liberté académique;
- est participative parce qu'elle inclut les étudiantes et les étudiants dans les matières les concernant, et ce, dans les instances dont au premier chef les comités de programmes;
- associe les personnels dont l'expertise bénéficie à la prise de décision;
Et elle est responsable parce que l'instance ayant pris une décision en est imputable.
La collégialité, tel que le précise le Plan stratégique 2009-2014, est et demeurera une valeur fondamentale et un principe directeur de l'UQAM, y incluant dans le contexte du parachèvement des dimensions administratives de la facultarisation et du retrait des doyennes et doyens de l'unité d'accréditation.
Cela s'explique quand on rappelle la nature propre de la collégialité. La collégialité caractérise la gouverne académique dans deux domaines. d'une part, comme le précise le Plan stratégique, la collégialité s'applique aux matières proprement académiques (programmes d'études, enseignement, recherche, création, etc.) là où seul le jugement des pairs partageant une compétence commune dispose de l'expertise nécessaire pour assurer des décisions fondées, légitimes et crédibles compte tenu de la nature des enjeux. Cette collégialité s'exerce dans les comités de programmes, groupe de recherche, assemblées départementales, conseils académiques de facultés et Commission des études. Or, le parachèvement des dimensions administratives de la facultarisation ne modifie en aucune manière les pouvoirs et responsabilités des assemblées départementales, des comités de programme, des groupes de recherche, des conseils académiques ou de la Commission des études.
d'autre part, la collégialité au sein de l'assemblée départementale est la modalité propre de la prise de décision du département en matière académique, de définition de la discipline, d'organisation du travail des membres du corps professoral, de gestion de la carrière professorale. Or, le parachèvement des dimensions administratives de la facultarisation ne modifie en aucune manière les pouvoirs et responsabilités des assemblées départementales. Donc, dans le contexte de l'exercice des compétences, des assemblées départementales, la collégialité demeure intacte.
Cela dit, il faut aussi rappeler que la collégialité ne constitue pas le mode spécifique de décision dans les matières administratives qui ne sont pas académiques. Le parachèvement de la facultarisation par la mise en place de ses dimensions administratives ne modifie pas et ne peut modifier en aucune manière la collégialité là où celle-ci n'existe pas.
Dans son allocution du 22 septembre 2009, le recteur a indiqué ce qui suit :
Il s'agit maintenant de transférer des responsabilités présentement exercées par le vice-recteur à la vie académique et par des services centralisées, aux facultés elles-mêmes et d'en confier l'exercice aux doyennes et doyens. Il s'agit d'un processus habilitant les facultés à se gérer elles-mêmes, localement, collégialement et efficacement. Autrement dit, il faut que les facultés s'approprient la responsabilité de gérer les principaux moyens d'action. Parallèlement, les services centraux agiront davantage comme services-conseil aux facultés
En substance, cela veut dire :
Ces nouveaux rôles viennent donc compléter et appuyer ceux actuellement dévolus aux doyennes et doyens : un rôle d'animation, de planification, d'organisation et de gestion de leur faculté1. On peut retrouver une définition plus complète du rôle des doyens, notamment à l'annexes D de la convention collective UQAM-SPUQ.
1 La Politique facultaire institutionnelle définit elle-même, à titre indicatif, en quoi consiste le déplacement des responsabilités vers les facultés : la lumière des principes applicables au transfert des responsabilités de gestion vers la faculté, à titre indicatif, seraient considérés les objets de transfert suivants: la gestion de la structure et des processus académiques; la gestion des activités d'enseignement, de recherche, de création, de coopération internationale, de services à la vie étudiante (centre de réussite, vie associative); l'application partielle des réglements n�5 et n�8; la formation sur mesure; le processus d'admission aux programmes; des activités spécifiques de recrutement, de communication et de promotion et de liens avec les diplômés; les budgets d'intégration des chargés de cours; les budgets relatifs à l'entretien-réparation, aux auxiliaires d'enseignement, aux bourses de cycles supérieurs, aux stages et excursions, UDP, PAFARC; la nomination des professeurs associés et des stagiaires postdoctoraux; les processus de reconnaissance des regroupements de recherche autres que interfacultaires ou interuniversitaires; la gestion des locaux et autres espaces facultaires.
Oui. Les facultés disposeront de nouveaux moyens pour assumer leurs nouvelles responsabilités. En ce qui concerne la gestion du personnel administratif et de soutien, les explications sont fournies à la question 12 qui suit. Pour les autres aspects, le Vice-rectorat à la vie académique et le Vice-rectorat aux ressources humaines examinent le type de soutien requis par les diverses facultés. Les moyens nouveaux seront mis en place graduellement, au fur et à mesure où les facultés assumeront leurs nouvelles responsabilités de gestion.
Non. Hormis le retrait des doyennes et doyens de l'unité d'accréditation du SPUQ, la mise en place des dimensions administratives de la facultarisation se fera dans le cadre des conventions collectives du SPUQ et du SEUQAM convenues au printemps 2009, de celle du SÉTUE qui vient d'être convenue et dans le cadre de la convention du SCCUQ déjà en vigueur.
Cela veut dire que le vice-recteur à la Vie académique et le vice-recteur aux Ressources humaines continuent d'exercer les responsabilités auxquelles réfèrent les conventions collectives en vigueur. Il ne saurait être question de modifier de facto unilatéralement des textes portant la signature de l'Université et d'un syndicat.
En aucun cas. Et ceci doit être très clair.
La gestion de la carrière professorale relevant de la compétence des assemblées départementales demeure toujours sous la responsabilité des assemblées. Les processus d'embauche, de renouvellement de contrat, de recommandation de la permanence, d'évaluation des professeurs et des recommandations en découlant, d'approbation des plans de travail, d'attribution des tâches d'enseignement et des autres tâches, d'attribution de congès sabbatiques ou de perfectionnement ou sans traitement, continueront de s'exercer selon les règles de la convention collective UQAM SPUQ et conformêment aux pouvoirs dévolus aux départements et aux vice-recteurs responsables.
Non.
En cette matière, la gestion des chargées et chargés de cours se fera tel que précisé dans la convention collective SCCUQ-UQAM par les départements et les services de l'Université.
Oui, comme le prévoit la convention collective UQAM-SPUQ, ce seront des professeurs permanents en place désignés selon le mode actuel de désignation précisé par les règles en vigueur. Ils ou elles seront choisis parmi les professeures et professeurs de la faculté concernée. La direction est d'accord avec les dispositions de la précédente convention collective UQAM-SPUQ sur les doyennes et doyens, sous réserve de leur retrait de l'unité d'accréditation durant leur mandat tel que convenu dans la nouvelle convention.
A compter du 1er janvier 2010, les doyennes et doyens assumeront la gestion des employés administratifs et de soutien des unités académiques rattachées à leur faculté.
Pour ce faire, trois moyens ont été mis en place :
Comme le précise la Politique facultaire institutionnelle (voir note 2 à la question 6), plusieurs budgets qui sont présentement gérés de façon centralisée par des vice-rectorats ou des services seront gérés par les facultés. à titre indicatif, on parle des budgets relatifs aux auxiliaires d'enseignement, aux stages, aux excursions, au PAFARC, aux bourses d'études supérieures, etc.
La mise en place effective est fixée au 1er juin 2010.
Deux moyens sont mis en place pour finaliser le dossier et en assurer le succès :
Oui, cela est indispensable pour qu'ils puissent agir, dans le cadre d'une décentralisation de la gestion des ressources humaines, comme représentants de l'Université dans ses relations avec les membres du personnel administratif et de soutien dans leur faculté et ce, conformêment au Code du travail.
Non. Ces fonds de recherche (subvention ou contrat) seront gérés comme maintenant avec la coopération des services administratifs responsables.